Maria Luigi Carlo Zenobio Salvatore Cherubini plus connu sous le nom de Luigi Cherubini : né à Florence en 1760,
mort à Paris en 1842
Luigi Cherubini fut dabord initié, par son père célèbre claveciniste du théâtre de la Pergola à Florence, au style religieux sévère. Il composa
sa première messe à treize ans. Il obtint une bourse d'études pour se perfectionner à Bologne auprès de G. Sarti (1778-1779), puis à Milan, composant
essentiellement des cantates et des intermèdes. A dix-neuf ans, il écrivit son premier opéra, Il Quinto Fabio (1780) et donna à Milan, Florence,
Venise, Rome et Mantoue une dizaine d'oeuvres lyriques. On fit donner deux de ses oeuvres à Londres, La Finta Principessa (1785) et
Il Giulio Sabino (1786).
Il s'établit à Paris en 1786, où il organisa avec Giambattista Viotti le « Théâtre de Monsieur » créé par le Conte de Provence (le futur Lois XVIII)
pour les représentations d'opéras bouffes italiens.Sa première oeuvre française représentée à l'opéra, Dimophéon, fut reçue avec une certaine
indifférence en décembre 1788. Lodoiska, comédie héroïque, créée en 1791 confirma la puissante originalité de son talent. En 1794 Cherubini
fit partie, auprès de Sarrette, de la commission d'inspecteurs chargés de l'établissement qui allait devenir le Conservatoire de Paris.
Cherubini traversa sans encombre la Révolution au sein de l'Institut national de Musique et il produisit quelques unes de ses oeuvres majeures
comme Médée (1797), l'Hotellerie Portugaise (1798) ainsi que les Deux journées (ou le Porteur d'eau) (1800) un de plus grands
succès de Cherubini.
Son inspiration étant à l'opposé des goûts de Napoléon, il partit en 1805 pour Vienne, où il suscita l'admiration de Haydn et de Beethoven.
L'Empereur l'y retrouva, et malgré leur mésentente, le réinstalla dans ses fonctions d'inspecteur à Paris. Ce fut alors pour Cherubini, dans le cadre
d'une semi retraite auprès de la princesse de Chimay, un retour vers la musique religieuse, interrompu, occasionnellement par la composition d'ouvrages
lyriques, dont Pygmalion (1809), écrit pour le castrat Crescentini et les Abencérages (1813). Son unique Symphonie fut destinée
à la Société philarmonique de Londres (1815).
Le retour des Bourbons permit à Cherubini de connaître une nouvelle ascension : il devint surintendant de la chapelle royale en 1814, membre de
l'Institut en 1815 et enfin directeur du Conservatoire de 1822 à l'année de sa mort. Il contribua à la renommée internationale de l'établissement et
se consacra exclusivement à l'enseignement à partir de 1937 et compta Halévy et Auber parmi ses élèves.
Ses trente dernières années furent dédiées à la musique religieuse Requiem en do mineur à la mémoire de Louis XVI (1816), Messe pour le sacre de
Louis XVIII (1819) (non exécutée), Messe pour le sacre de Charles X (1825), Requiem en ré mineur pour voix d'hommes (1836) et à la musique
de chambre ses six Quatuors (1814-1837), dont le deuxième (1829) est la transcription de sa Symphonie, constituent en ce domaine le
sommet de la production française du temps.
Il sera le premier musicien promu au grade de Commandeur de la légion d'honneur, un mois avant sa mort le 13 mars 1842. Son décès donna lieu à des
funérailles nationales, durant lesquelles fut joué son Requiem en ré mineur. Cherubini repose au cimetière du Père-Lachaise (division 11,
section VII). Son tombeau a été conçu par l'architecte Achille Leclère et inclut notamment un buste du compositeur, surmonté d'un groupe sculpté
d'Augustin Dumont représentant la musique.
(Sources : wikipedia.org, larousse.fr et insecula.com)
Requiem en ut mineur :
C'est Louis XVIII qui commanda à Cherubini une messe funéraire à la mémoire de la mort de Louis XVI, son frère guillotiné en 1793. Joué en 1816 dans la
Chapelle Royale de Saint Denis à Paris lors de cette cérémonie officielle, le Requiem en ut mineur va connaître un succès durable. Il devient
ainsi un élément constant des grandes obsèques. Il fut même joué à l'enterrement de Beethoven. L'Agnus Dei est considéré comme le mouvement le plus
émouvant du Requiem. Dans les vingt dernières mesures, le choeur chante à mi-voix accompagné d'un ostinato Requiem aeternam dona eis, Domine, et lux
perpetua luceat eis en canon et uniquement en ut. Pour le musicologue Spitta, on croirait ainsi entendre les "murmures d'une paroisse récitant d'un
ton monocorde ses prières funèbres". Même Berlioz, ennemi intime de Cherubini, estima que l'Agnus Dei dépassait tout ce qui n'avait jamais été écrit de
la sorte.
(Source : ens-lyon.fr)
Saison 2008-2009
Deux concerts ont été donnés:
Dimanche 1er mars 2009 en l'église St Nazaire de SAINT NAZAIRE, au profit de l'association solidarité Madagascar Ravinala
avec la participation de l'Ensemble Instrumental de l'Ouest dirigé par Jean Pierre BREHU.
Samedi 7 mars 2009 à l'Auditorium du CNR de NANTES, au profit de la Chaîne de l'espoir
avec la participation de l'Ensemble Instrumental de l'Ouest dirigé par Jean Pierre BREHU.
Au programme de ces deux concerts :
Concerto pour 2 trompettes et orchestre en ut majeur de VIVALDI
Symphonie concertante K364 en mi bémol majeur de MOZART
Psaumes et motets de BRAHMS et MENDELSSOHN